La liseuse électronique : bilan un an après

Voilà maintenant un an que je me suis mise à la liseuse électronique ; le temps passe si vite ! Il me semblait donc intéressant de faire un petit constat après une année à l'utiliser régulièrement, voire quotidiennement ; puisque même pour moi, le fait de vous en parler me permet de mettre les choses à plat ; d'établir la liste de qui me plait dans la liseuse et de ce qui, au contraire, m'ennuie un peu. Il faut dire que ce petit objet en aura changé des habitudes chez moi !

Pour poser un peu le contexte, il faut savoir que (comme beaucoup de lecteurs je pense), j'ai toujours été une fervente adoratrice du livre papier. J'ai toujours beaucoup lu, même avant de savoir déchiffrer les mots ; ils ont toujours fait partie de ma vie. Un objet électronique pour y lire des livres ? Non, très peu pour moi ! du moins c'est avec cet apriori que je suis restée campée sur mes positions pendant des années. Ce qui m'a fait changé d'avis ? Mon chéri. Lui lisait déjà des ebooks depuis longtemps, pour le gain de place que ce format lui offrait et pour le prix, parfois dérisoire, des versions électroniques.
Alors, forcément, de le voir ainsi plongé dans ses histoires sur l'écran de sa tablette (bien vite remplacée par une vraie liseuse), ça m'a donné envie d'essayer. Pour la première fois, ça me tentait bien et je n'ai pas longtemps réfléchi avant de me lancer.

Pour la marque de la liseuse, je me suis naturellement tournée vers une Kobo, pour la simple et bonne raison que le chéri utilisait l'application Kobo (relié à son compte Fnac) pour lire ses ebook ; cette option me paraissait aussi plus simple pour pouvoir nous échanger nos versions numériques. Comme nous avons à peu près les mêmes goûts en terme de lecture, c'était un point non négligeable !

Un an après, je pense donc pouvoir établir un bilan sur l'utilisation de ce nouvel objet, mais dont je suis définitivement tombée amoureuse et dont je ne pourrais, maintenant, plus me passer ! J'espère que ce billet vous permettra de vous aiguiller dans votre décision, si jamais vous hésitiez encore à franchir le pas ; et à partager également votre ressenti sur l'utilisation d'une liseuse (qui peut différer du mien !)

❖ L'utilisation d'une liseuse : les avantages

1. Le confort incomparable
Qui ne se souvient pas d'avoir déjà lu dans son lit un gros pavé, grand format et de sentir le poids du livre sur l'estomac ; ou les fameuses crampes dans les mains ou les avant-bras à force de le tenir en place ? La liseuse pour ça est formidable : un poids plume, qu'importe le livre que je suis en train de lire et aucun problème pour le maintenir à la bonne page, sans casser le dos du livre.
Quand je parle de confort, je pense aussi au plaisir que j'ai de pouvoir lire sur un écran qui n'abîme pas les yeux (et qui donne réellement la sensation de lire sur du papier) ; et de pouvoir savourer ma lecture à n'importe quel moment, même au lit, lumières éteintes pour ne pas gêner l'Homme qui dort.

2. Pouvoir transporter autant de livres que je veux
Mon dilemme depuis toujours ! Il faut savoir que je suis un peu le cliché de la fille qui emporte sa maison avec elle quand elle part en week-end ou en vacances ; et les livres n'y échappent pas ! Avant de découvrir la liseuse, c'était donc toujours un véritable casse-tête pour savoir quoi emmener, en prenant en compte le poids que ça représente et le temps que je passe sur chacune des lectures... Avec la liseuse, je n'ai plus ce problème, je peux en emmener autant que je le souhaite sans que ce soit encombrant ni compliqué. Elle est par ailleurs très souvent dans mon sac à main et je trouve très agréable de pouvoir la sortir à n'importe quel moment, dans une salle d'attente ou dans la rame bondée du métro.
3. Oser me lancer plus facilement
Ce point rejoint un peu le précédent, à savoir qu'avant il me fallait réfléchir posément et sagement durant l'achat d'un livre. Si j'avais souvent l'envie folle de dévaliser la librairie, je me réfrénais à la fois par rapport au budget qu'en terme de place : et oui, les livres s'accumulent vite et c'est souvent un enfer à positionner dans un petit appartement ; ou à transporter lors d'un déménagement. Je crois aussi que, psychologiquement, je me disais que quitte à acheter un livre, il était préférable de ne pas se tromper et être sûre et certaine qu'il me plairait ; pour ne pas avoir l'impression d'avoir fait un achat inutile et jeté de l'argent par les fenêtres, alors que j'avais bel et bien un objet entre les mains. Ça devenait souvent très compliqué pour moi de me lancer et je crois que c'est l'une des raisons pour laquelle j'ai eu une panne de lecture longue de plusieurs mois, voire années...
Pour le coup avec la liseuse, je me sens bien plus libre de sélectionner ce qui me fait plaisir, tant pis si je me trompe ; surtout qu'on peut trouver bon nombre de livres classiques gratuitement ou tomber sur des promos plutôt très intéressantes. Je n'ai finalement plus de raisons d'hésiter et ma pile à lire se porte comme un charme !

4. Renouer avec ma passion pour la lecture
Je crois que je n'ai jamais autant lu que depuis que j'ai une liseuse ! C'est assez fou, je le réalise, mais la simplicité d'utilisation, l'ergonomie, la bibliothèque à portée de main, toutes les petites fonctionnalités bien pratiques... Tous les points évoqués précédemment m'ont réellement permis de lire beaucoup plus souvent et en plus grande quantité. Je me suis par ailleurs découvert une passion pour les lectures dites "feel-good" et découvre avec un plaisir grandissant la littérature japonaise, qui me plait de plus en plus pour ses messages de bienveillance, dans un style à la fois épuré et tellement poétique.
5. M'améliorer et me pousser hors de ma zone de confort
S'il y a bien une des fonctionnalités que j'aime le plus dans la liseuse, ce sont ses statistiques de lecture. Je trouve génial de pouvoir constater à quelle vitesse j'avance dans un livre, combien de pages sont tournées par minute ou encore combien de temps il me reste avant de le finir. Ça me permet de voir combien de temps je consacre à cette activité et à quelle vitesse je vais, moi qui trouve toujours ma lecture trop lente (ce qui n'est pas nécessairement un défaut, mais qui me frustre parfois beaucoup !). Avec ces statistiques, c'est aussi pour moi l'occasion de me challenger et de voir si j'arrive à m'améliorer, à lire davantage et plus souvent. La liseuse me permet également de sortir de ce que je connais, en explorant comme dit précédemment des styles nouveaux et des titres vers lesquels je ne me serais pas forcément tournée auparavant.

6. Je redécouvre avec bonheur le classique
Déjà, adolescente, j'avais un amour pour les belles tournures et les jolis mots que l'on trouve en grande quantité dans la littérature classique. Alors que tous mes camarades (ou presque) rechignaient face aux lectures imposées, j'étais personnellement toujours enthousiaste de me plonger dans ces écrits riches et aux messages forts. Et j'en redemandais ! Aujourd'hui, les choses n'ont pas changé, et elles se sont même facilitées ; en effet le gros point positif quant aux livres classiques sur la liseuse, c'est qu'on en trouve une quantité ahurissante de manière totalement gratuite. Les prix ont beau ne pas être excessifs en librairie (de l'ordre de 2 ou 3€), la liseuse sur ce point bat toute concurrence. Un bon moyen pour moi de dénicher de petites pépites et de redécouvrir les classiques que j'aimais tant durant mon adolescence.

7. Je réserve les versions papiers pour les "beaux" livres
Qui dit utilisation d'une liseuse dit forcément habitudes changées et envie plus présente d'une économie de place. Je lis à présent de moins en moins de livres papiers, si ce n'est plus du tout (qui l'aurait cru !), préférant largement le confort que m'offre la liseuse au quotidien.
Mais pour autant, le papier conserve une place particulière dans mon coeur et je la dédie aux livres que je trouve beaux, parce qu'illustrés ou dans une édition particulière. Mes livres de cuisine sont pour moi l'exemple le plus parfait, tant je ne pourrais me passer d'avoir la version papier avec moi ; comme pour les bandes-dessinées, pour leur format et leurs illustrations bien plus belles "en vrai".

❖ L'utilisation d'une liseuse : les inconvénients

1. Le prix
Si je vous disais que l'on peut trouver des classiques gratuitement et trouver assez souvent de belles promotions, force est de constater que les versions numériques sont parfois assez coûteuses. On arrive toujours à gagner quelques euros face à une version papier (je pense notamment à la saga Outlander), mais il peut parfois être impressionnant de voir qu'il n'y a pas une grande différence de prix entre les deux. Heureusement, Kobo et la Fnac proposent quand même régulièrement des prix très réduits et c'est souvent l'occasion de se faire plaisir ! Par exemple, à l'heure où j'écris ces mots et encore lorsque vous lirez cet article, il y a la fameuse "grosse OP" en cours, organisée par les éditions Milady : tous les jours, sont proposés sur la boutique 100 titres au prix de 0,99€... et il y en a pour tous les goûts ! Autant vous dire que durant ces opérations, ça peut devenir très intéressant.

2. Elle exacerbe mon envie du "tout de suite"
Ça fait très gamine capricieuse dit comme ça ; mais il faut avouer que j'ai pris goût à avoir un livre à n'importe quel moment, que ce soit un jour férié, un dimanche, à minuit ou à l'autre bout du monde ; sans attente. Clairement, c'est absolument génial ! Et j'aurais même pu le classer parmi les points positifs tant c'est une révolution des plus agréables. Sauf que... j'ai beau être une personne patiente pour beaucoup de choses, j'ai par contre bien du mal à attendre lorsque je dois patienter pour un colis ou pour toute autre chose que j'ai envie d'avoir. La liseuse n'arrange donc pas ça aha !
3. Le catalogue parfois pas aussi complet que souhaité
C'est vraiment pour être pointilleuse, puisque globalement je trouve la plupart de ce que je cherche ; les maisons d'éditions pensant systématiquement à faire leurs versions numériques en complément du format papier. Cependant, il est arrivé quelques fois m'être trouvée bien bête à taper la référence dans la barre de recherche... sans rien trouver. Ne me reste plus qu'à dénicher la version papier et ça m'enthousiasme alors un peu moins.

4. Je ne prête plus aussi facilement mes ouvrages
Je positionne ce point dans les inconvénients, notamment pour deux raisons : la première étant que je sais que beaucoup de lecteurs aiment prêter leurs livres, faire découvrir une histoire à une personne en particulier ou l'échanger contre un autre. La seconde étant que, dans un sens, je suis de celles et ceux qui aiment ce geste, puisqu'il permet de partager des émotions, des souvenirs ; le livre sert alors de "lien" pour tisser les relations encore plus fort.
Mais... j'aurais aussi pu le mettre dans les avantages ! Puisque pour ma part, si j'aime bien évidemment partager mes coups de coeur lecture, je suis aussi un peu possessive envers mes livres ; comme une maman poule avec ses poussins. Avec la liseuse, je n'ai plus la crainte de retrouver mon exemplaire dans un état désastreux ; et surtout, avec la liseuse je peux continuer de partager mes livres, mais d'une autre manière qui me plait davantage ! Parce que oui, on peut copier nos exemplaires, à condition que ce soit de liseuse à liseuse. L'avantage étant que les deux personnes deviennent propriétaire d'une copie chacune, et ça, je trouve que c'est absolument génial.
Le point négatif étant qu'effectivement, je prête forcément moins mes livres, puisque tout le monde n'a pas forcément une liseuse ; mais ça me convient finalement assez bien.

Ceci vient conclure ce bilan après une année en compagnie de ce nouvel objet qui est, au fil du temps, devenu un allié hors pair et indispensable à mon quotidien. Je n'aurais pourtant jamais cru m'attacher autant à cette nouvelle technologie si différente et pourtant, à mon sens parfaitement complémentaire aux livres papiers. Si le papier aura toujours une place toute particulière dans mon coeur, avec une émotion et une expérience sensorielle unique à mes yeux, je dois admettre que j'ai pris des habitudes avec la liseuse qui me correspondent davantage et me permettent, au final, d'assouvir mon besoin de lecture et d'évasion ; à ma façon.

Et toi ? Que penses-tu de la liseuse ? Ton avis m'intéresse !

L'Amour des Mots

Très chers écrits. A vous, les mots,
Je suis face à vous, l'esprit fourmillant de pensées et d'idées me reliant toutes à vous. Vous les mots, que j'ai parcouru des centaines, des milliers de fois au coeur de différents ouvrages. Vous que j'essayais de déchiffrer en vain lorsque je ne savais pas encore lire, rêvant de ce moment où un monde nouveau et incroyable se déroulerait devant moi. Vos mots que je ne comprenais pas encore, étaient comme tant de promesses, comme de me tenir face à une porte close, verrouillée... ne me manquait plus que la clé. Mais déjà, entre les interstices, je devinais la clarté et la beauté de ce qui m'attendait derrière et j'étais déjà très impatiente.

Très vite, vous êtes arrivés. Par petit nombre au début, puis de plus en plus. Je ne cessais de tourner les pages, de finir des livres et déjà d'en vouloir de nouveaux. Une insatiable de lecture, une insatiable de l'imaginaire, une mordue de mondes nouveaux et d'univers foisonnants de vie. Une rêveuse, déjà, qui se régalait de mondes, de paysages et de personnages hauts en couleur. Vous m'avez accompagné, vous avez été des amis chers ; vous étiez cette présence qui m'aidait à m'évader quand tout n'était pas rose, comme des amis m'encourageant à faire preuve de bravoure, de calme, d'ingéniosité. Votre force, votre justesse me poussaient à l'être à mon tour.
Je ne saurais dire à quel moment précisément j'ai succombé à votre charme ; à quel moment j'ai décidé à mon tour de capturer des moments à l'aide de vous les mots, qui sont finalement devenus un peu les miens. Si j'adorais vous contempler à travers divers écrits, j'ai encore plus aimé me servir de cette magie à mon tour ; pour changer le quotidien, mettre des mots sur des ressentis, m'apaiser ; m'envoler vers d'autres horizons. Vous étiez mon arme la plus puissante contre la dureté du monde extérieur ; une parfaite alliée, tranchante comme une lame ou aussi douce que de la soie ; mais finalement, ces mots, toujours inoffensifs puisque parfaitement éphémères. Mais l'étiez-vous vraiment ? Parce que c'est aussi ça votre beauté, quand vous êtes écrits. Les paroles volent, s'envolent et disparaissent en un coup de vent, ne laissant qu'un vague souvenir ; seules les voix et les intonations restent. Mais les mots, inscrits sur du papier ou sur un écran ? Ils sont là, tant qu'on veut bien encore d'eux. Ils sont là et conservent toute leur puissance, toute leur signification ; toute leur ardeur, leur tendresse ou leur mélancolie.

Alors on peut le dire ; je crois être addicte à vous. Une droguée des tournures, des phrasés, des expressions et des sous-entendus que l'on peut créer entre les lignes. Vous avez été ma porte de secours, mon petit monde à moi où je pouvais me réfugier. Vous m'avez accueilli, sans jugement ; vous étiez comme un miroir reflétant mes émotions, me permettant de prendre ainsi du recul sur ma grande sensibilité. Une page blanche, qui se noircissait sous le stylo qui courait sur le papier ; des ratures, des dessins en marge, mais vous étiez toujours au centre de mon attention ; de mes intentions. Vous étiez mon tourbillon de pensées, mon tumulte d'émotions, qui n'en était plus un une fois que vous étiez couchés sur le papier. Me laissant avec l'esprit apaisé, déchargé de poids trop lourds à porter, de questionnements ; déchargée que j'étais des sentiments d'injustice ou de culpabilité ; face à vous et par la même occasion, face à moi. Grâce à vous, je ne me jugeais plus, je vous relisais quelques minutes, heures ou jours plus tard et vous me révéliez ce que je ne m'admettais pas ; ou ce qui se bloquait parfois dans ma gorge nouée.
A travers tous ces mots, je peux dire que j'ai parcouru des kilomètres, rencontré des personnalités incroyables, vu des paysages qui n'existent même pas sur notre planète. J'ai pleuré, profondément, j'ai ri, j'ai eu des frissons. Toi, la langue française et ta douce poésie, tu m'as réappris à être, tu m'as aidé à me poser et à trouver ma place lorsque je la cherchais. Tu as été tour à tour mon exutoire et celle que je prenais comme confidente de mes secrets, de mes rêves et de mon imaginaire. Un réconfort incroyable et une passion de plus en plus grandissante.

Je crois qu'au cours de ma vie, j'ai réellement eu deux grands amours. Toi, l'élu de mon coeur qui lit sans doute ces mots.
Et vous, qui courent sous mes doigts et dans ma tête ; qui m'accompagnent depuis toujours.

Libérer sa beauté

Je vous écris aujourd'hui sur un sujet assez personnel ; et à la fois pas tant que ça, puisqu'il concerne, je pense, un grand nombre d'entre vous.
A notre époque où on ne cesse de voir des corps parfaits sur Instagram ; où on nous bombarde de jolies images, de looks tous plus osés les uns que les autres ; à cette période où on a rapidement fait de se sentir grosse et moche devant toutes ces jolies filles en maillot de bain et à la peau sublimée par le soleil... J'ai eu envie pour ma part de vous parler de la beauté au naturel, de la beauté que nous avons tous et toutes en nous et qu'on ignore. J'avais envie de vous montrer qu'on peut tous se sentir bien dans sa peau, qu'importe la nature de nos cheveux, la couleur de notre peau ou encore notre poids. Nous sommes toutes différentes, uniques et belles dans notre diversité.
C'est au fil de ces jolies photos qu'on a prise ce week-end que j'avais envie de vous donner un coup de boost. A vous, ces femmes à la beauté que vous ne voyez pas ; tout comme à vous, les hommes au charme que vous ne soupçonnez pas. Si ce blog s'appelle "sac de femme", avec des mots d'une femme envers d'autres femmes, et que cet article risque d'être finalement assez féminisé (pardon !), il peut parfaitement s'adresser à vous les hommes ; à mieux vous sentir dans votre peau, à mieux vous comprendre et vous accepter.
Au détour de ces décors somptueux, digne d'un conte de fées, au milieu d'une nature proche de nous ; c'est ici que je me suis laissée aller sous le regard bienveillant de celui qui réussit chaque fois à capturer de belles images ; et surtout qui me correspondent et semblent refléter celle que j'ai envie d'être. Si durant ces dernières années j'ai appris à être en accord avec moi-même et à me sentir bien telle que je suis, ne vous y trompez toutefois pas : je suis une jeune femme somme toute commune, avec ses qualités comme ses défauts. Une jeune femme qui doute souvent d'elle-même et de ses compétences ; une personne qui pendant longtemps a été très complexée.
Lorsque j'étais adolescente, avant et pendant la puberté, je n'ai jamais eu à me soucier de mon poids ou de ce que je pouvais ou non porter. J'étais mince, très mince, alors même que je mangeais comme quatre ; et je n'exagère même pas. Puis la puberté s'en est mêlée, et la silhouette gracile et svelte s'est métamorphosée en quelque chose que je ne reconnaissais pas : des cuisses plus épaisses, des hanches marquées, et surtout, ce qui m'aura le plus complexée : mes seins. J'étais passée d'un petit bonnet B à, progressivement, un bonnet E puis F. Je ne l'acceptais pas, en avait honte et ait même songé à une époque à me faire réduire la poitrine lorsqu'elle se serait stabilisée.
A cela s'ajoutait mon profil que je n'aimais pas, à cause de mon nez (petit certes), mais bien marqué lui aussi ; héritage de mon arrière grand-père maternel. Ou encore mes cheveux indomptables qui passaient le plus clair de leur temps attachés dans des coiffures d'où ils ne pouvaient s'échapper. Je n'étais pas bien dans mon corps, que je voyais prendre du poids petit à petit.
Normal me direz-vous, j'avais été habituée à ne pas grossir et à beaucoup manger ; en devenant une femme les choses ne s'avéraient plus aussi faciles. J'ai donc à cette époque commencé un régime et réussi à perdre 20 kilos. Si je ne conseillerais pas cette méthode où je me privais de tout, il faut avouer que cette perte de poids m'aura fait du bien puisqu'elle m'aura fait comprendre l'importance de prendre soin de soi... ainsi que celle de s'aimer, sans vouloir à tout prix tout changer.
Si la question du poids est personnelle à chacun, il y a bien un point sur lequel ma pensée a bien évolué. On a tous et toutes des petites choses qu'on aimerait voir différentes, plus belles ou plus harmonieuses. Avec les années passant, j'ai appris à les accepter ; à comprendre qu'elles faisaient finalement partie de moi et que c'était finalement plutôt chouette.
Ce bout de nez que j'ai tant détesté n'est certes pas dans les standards actuels, mais il est un cadeau d'un homme que j'aurais aimé connaitre.
Mes cheveux, j'ai appris à les comprendre et à respecter leurs besoins plutôt que de leur imposer des traitements qui leur faisaient plus de mal que de bien. Ils sont bouclés et j'ai fini par aimer cela et leur épaisseur n'est finalement plus ce défaut que je voulais chasser mais bien une force.
Ma silhouette est celle d'une femme épanouie et généreuse ; avec ses formes qui me permettent de porter ces jolies robes de princesse que j'affectionne tant.
Et à ces vergetures dessinées sur le haut de mes cuisses et sur mes hanches : sachez que vous êtes les bienvenues. Désolée à mon corps d'avoir tant fait le yoyo avec mon poids et de t'avoir, certaines fois, infligé plus d'une contrariété.
Je ne suis évidemment pas parfaite (quel ennui ce serait !), mais j'ai appris à ne plus nécessairement m'accuser et pointer du doigt toutes les choses que je n'aime pas et que je vois dans le miroir. Cela m'arrive encore, mais je contre-balance toujours par un compliment, et je crois que c'est ça le secret. Ne dit-on pas que le positif attire le positif ? Un joli teint de bon matin ; des reflets joyeux dans mes cheveux ; des yeux brillants de malice lorsque mon chéri vient derrière moi pour m'enlacer. Cela peut être tellement de petites choses ; mais des choses qui n'appartiennent qu'à vous et que vous devez chérir.
Alors moi, cette romantique, à l'âme d'enfant et rêveuse, je me laisse aller à me promener dans les sous-bois, sous l'oeil aguerri de celui qui ne me juge jamais. Pour une personne comme moi qui n'ait jamais aimé me faire prendre en photo, qui le prenait comme une contrainte, je me prends à apprécier cet exercice ; et me surprend à me trouver jolie sur certains clichés.
Et j'aimerais que vous aussi, vous arriviez à vous trouver belles, que ce soit dans votre miroir ou dans les yeux d'un autre. Que vous vous sentiez bien dans ce que vous portez, sans prendre en compte les diktats d'une mode pas toujours réalisable à assumer au quotidien. Que vous cessiez de vous comparer à des silhouettes souvent improbables et le plus souvent retouchées sous Photoshop. Que vous ayez ce regard doux sur vous ; celui d'une personne qui s'accepte, qui veut être meilleure oui, mais meilleure que soi-même.
Parce que c'est souvent cette douceur qui nous fait défaut. On s'accorde à la donner, à l'offrir aux personnes qui nous sont chères, en omettant de l'offrir à une personne des plus importantes : nous-même. On se compare, on se critique, mais accepterions-nous un instant d'entendre de tels jugements dans la bouche d'un inconnu ? Je ne crois pas. Alors pourquoi se l'infliger, alors qu'on peut tout simplement... se donner un peu de tendresse et se laisser en paix ?
S'il est important de s'aimer sans attendre l'avis des autres, je crois que parfois, un regard bienveillant ne peut faire que du bien, que ce soit le votre ou celui d'une autre personne. Une personne qui vous connait bien ; ou une personne que vous n'avez pas vu depuis longtemps. Apprendre à accepter les compliments, à les recevoir avec gratitude est un travail qui réchauffe le coeur. Vos "défauts" sont souvent décuplés parce que vous êtes focalisés dessus ; et sont souvent invisibles pour l'être qui vous aime ; ou au contraire contribuent à vous rendre encore plus attendrissants.
Aimez-vous, sans mesure et entièrement. Vous êtes la personne avec qui vous allez vivre le plus longtemps ; accordez-vous donc cette bienveillance que vous méritez, et cette considération que vous auriez envers une personne que vous appréciez. Votre corps est votre meilleur allié ; vous êtes votre meilleur ami.
Et n'oubliez jamais que la vraie beauté est encore dans les plus petits détails : dans votre sourire, dans votre regard ou vos petites manies. Votre beauté est là où votre personnalité est la plus pure, dans la plus haute idée que vous avez de vous-même.
Dans votre parfaite imperfection.

Un dîner magique chez Michel Sarran

Mon amoureux et moi, nous sommes définitivement de bons mangeurs, ou comme qui dirait des bons vivants. Cuisiner, tester de nouvelles choses, s'extasier devant des plats salés ou des gourmandises sucrées, c'est un peu notre truc à nous. D'ailleurs, c'est bien simple, nos différentes escapades ne peuvent décemment pas ne pas être ponctuées de découvertes gustatives ; on retient d'ailleurs de nos vacances en Espagne un restaurant particulièrement savoureux, qu'on se fera sans doute un plaisir de retenter la prochaine fois qu'on y retournera.
Mais aujourd'hui je ne suis pas là pour vous parler de la chaleur de l'Espagne et de ses mets, mais bien d'une soirée magique, mon cadeau pour l'anniversaire du chéri, dans un endroit que je rêvais d'essayer et vraiment pas loin de chez nous...
Parce qu'en plus d'aimer manger, nous sommes des assidus de l'émission Top Chef ; c'est bien simple, on n'en loupe pas la diffusion et si c'est le cas, on la rattrapera assez vite en replay. Les voir concocter de bons plats, innover constamment, se mettre au défi de toujours faire mieux ; je pense que je peux dire que ça nous plait pas mal. Et vous l'aurez compris, le chef que l'on préfère parmi les différentes brigades, c'est bien Michel Sarran. Et comme on est vraiment pas très loin, c'était l'occasion rêvée d'essayer cette pépite de la gastronomie française dans ce restaurant situé dans un quartier calme de Toulouse.
Honnêtement, rien que les premiers instants ont été magiques, comme irréels. Pour mon chéri, ce n'était pas son premier restaurant un peu prestigieux ; pour ma part, j'ai réellement découvert pour la première fois cette ambiance et cette qualité réservée à cette grande gastronomie française. L'entrée du restaurant est sobre, modeste mais follement élégante (je n'ai pas pensé à vous prendre des photos, désolée !). Lorsqu'on arrive dans le hall, vous êtes directement accueilli et pris en charge ; on se sent déjà privilégiés. C'est à l'étage qu'on nous a alors guidés, dans un cadre encore une fois tout en délicatesse et élégante à souhait : tables rondes et nappes blanches, luminaires disposés au-dessus de chacune d'entre elles et décorations à base de sphères transparentes suspendues au dessus de nous... Chic et classe sont deux mots très justes pour décrire les lieux.
Autre point à noter qui m'a surprise dès les premières minutes : le calme ambiant de la salle où nous étions. L'ambiance était ainsi intime, feutrée, tout le monde semblait à la fois admiratif et respectueux de cet endroit singulier et j'ai tout simplement été scotchée. Même si j'adore la nourriture, comme je vous l'ai dit c'était bien la première fois que je mettais les pieds dans un restaurant aussi haut de gamme ; c'était à la fois impressionnant et merveilleux.
Et alors, le ballet commence. Les serveurs arrivent, se déplacent avec aisance, comme une danse. Ils posent et disposent, s'occupent de chaque clients en énonçant distinctement l'arrivée du menu, la sélection des vins avec le sommelier et vous servent à boire sans relâche. En parlant de vin, celui que le chéri a choisi était à tomber ; un coteaux-des-layons, sucré, on aurait dit un bonbon pétillant avec pleins de saveurs. J'ai par ailleurs découvert que mon amoureux s'y connaissait un peu mieux en vin que ce qu'il me disait : j'ai été fière et admirative de l'écouter faire son choix, avec des termes qui, pour moi, m'étaient tout à fait étrangers.
Première étape avant de commencer le repas et pour patienter, la mise en bouche. Déjà, les papilles se mettent à travailler, essayant de reconnaître les saveurs énoncées par le serveur ; un travail avec le gorgonzola ou encore un petit chou fourré aux anchois. Tout est bon, tout est étonnant de justesse et on a déjà hâte de découvrir le repas. Chacune de ces préparations, comme les suivantes, se dégustent en étages, comme une poupée russe de saveurs successives.
Puis arrive un trio étonnant, encore une fois avant de déguster les mets principaux ; une bière de tomate, incroyable et délicieuse : on a l'impression de manger de la tomate fraîche, mais sans aucune mâche, uniquement l'aspect liquide du jus du fruit ; rien à voir avec un jus de tomate comme on pourrait l'imaginer. La "mousse" quant à elle, s'avère être de la mozzarella travaillée et le mariage est forcément parfait. Juste à ses côtés, une petite bouchée avec un oeuf de caille, caviar et son croustillant dessous. C'est fondant et croquant à la fois, c'est donc assez unique en bouche. Puis le "classique" gyoza (un ravioli japonais) fourré à la saucisse de Toulouse. Ce dernier était vraiment généreux, brillant et savoureux.

Le restaurant fonctionne sur un principe de menus uniques : un pour le déjeuner et les jours fériés ; un autre réservé uniquement pour le dîner (et un peu plus généreux !). Il y a également une sélection à la carte, mais pour cette occasion spéciale c'est sur le menu du soir que j'avais fait mon choix ; bientôt suivi de l'amoureux lorsqu'il a su ce qui l'attendait.

En entrée, nous avons donc eu tout un travail sur la langoustine. Moi qui ne suis pas friande des fruits de mer comme déjà dit dans cet article, je peux vous dire que j'ai été à nouveau charmée et définitivement réconciliée avec eux ! Le carpaccio de langoustine était tout simplement à se damner, fondant, relevé juste comme il faut avec la pointe de sel et sa marinade. Sur une seconde assiette était présenté un crémeux où baignait des petits morceaux de langoustine, là aussi moelleux à souhait et définitivement gourmands. Pour finir, un beignet panko (chapelure japonaise), plus "classique" puisque moins étonnant (mais tout aussi bon !) accompagné de wakame, qui est une algue asiatique, très reconnaissable à sa couleur très verte.

Le second met est servi, avec l'une des pièces que j'ai préféré du repas je crois ; en effet cette fois on nous a apporté le repas sous cloche, orchestré habilement par les serveurs qui, une fois l'assiette posée, soulevaient la cloche pour nous laisser contempler le rouget fumé (avec réellement du rameau de vigne en train de fumer dans l'assiette, oui oui). Une fois la cloche ôtée, c'est un autre serveur qui arrive pour y ajouter la sauce, ainsi qu'une sorte de soupe présentée dans un galet de la Garonne...
Et cette soupe, je peux vous dire que c'était tout bonnement une merveille pour les papilles ! Si j'ai adoré le rouget, sa cuisson parfaite et sa sauce où le poisson était bien présent, j'ai décidément eu un coup de coeur pour cette soupe qui, si elle était travaillée à base de poisson, nous a fait beaucoup penser à délicieux jus de viande.

Et justement, la viande est arrivée avec le mets suivant ; un nouveau coup de coeur partagé avec le chéri pour ce boeuf-carotte revisité avec du gingembre. Le crémeux carotte gingembre était addictif et apportait réellement un plus à la viande, cuite à la perfection et avec une saveur assez incomparable. Le boeuf, en plus des carottes, était accompagné de riz frit, aux inspirations japonaises comme sur le reste du dîner et à nouveau la surprise était de mise tant le riz était riche en saveurs.

Puis est venu le temps des cathédrales de choisir sa sélection de fromages ; un moment qu'on attendait puisqu'on se demandait si nous aurions l'occasion de choisir les fromages sur le plateau ou si on nous réservait au contraire un choix prédéfini ; et c'est avec plaisir que nous avons découvert ce fameux plateau tant attendu et qui faisait, il faut le dire, bien envie.
J'ai personnellement choisi de prendre deux morceaux de chèvre (je ne saurais vous dire les noms...), du brebis ainsi que du Saint-Nectaire (miam !), avec en accompagnement des noix, de la confiture de cerise et du pain à la figue. Mon chéri lui s'est arrêté sur du Saint-Nectaire également, du Cathare (un fromage de chèvre cendré) ainsi que du charolais ; avec comme moi de la confiture de cerise et du pain aux noix.
Si on commençait à se dire depuis un moment qu'on avait sacrément bien mangé, c'était sans compter le final avec le dessert autour de la fraise. C'est un fruit que j'aime personnellement beaucoup, j'avais donc hâte de voir ce que le chef nous réservait.

Déjà, arrêtons nous un instant sur la beauté du dessert, c'est tellement joli ! La fraise en bonbon était brillante, posée sur son lit de "neige" d'huile des orgues. Pour cette première revisite, je m'attendais à quelque chose avec beaucoup de consistance, beaucoup de mâche puisque ça se tenait tout seul... et en fait pas du tout, j'ai eu l'impression qu'à peine dans la bouche le tout fondait, c'était assez drôle et très surprenant. Quant à la neige, je n'ai là aussi jamais vu cette texture auparavant, c'était une expérience assez unique.
Si le travail était là audacieux et innovant, la suite était par contre bien plus naturelle, se voulant respectueuse du fruit frais ; il était en revanche complètement sublimé par la marmelade de cédrat et de vanille que j'ai fini jusqu'à la dernière goutte.
Forcément, puisque le dîner avait commencé par une mise en bouche, il s'est terminé un peu de la même façon : des petites bouchées à la menthe, au café et à la fraise. C'était parfait et juste ce qu'il fallait pour terminer en beauté.
Si ce moment aura été une véritable expérience à vivre et que je sais qu'on en gardera un souvenir impérissable, je retiens également de cette soirée une rencontre que je rêvais (secrètement... ou pas) de faire...
On a eu la chance de rencontrer le chef Michel Sarran en personne ; et par la même occasion de découvrir un homme humble, discret et reconnaissant ; aussi humain que ce que l'on en voit à la télé, et ça, ça n'a pas de prix. On le voit d'ailleurs à mon sourire radieux que j'étais comme une gamine qui rencontre une idole, et je peux vous dire sincèrement qu'au fond, je ne faisais pas ma maligne ! C'était complètement fou, incroyable et j'ai encore de la peine à croire qu'on l'a rencontré pour de vrai ; c'est définitivement cette photo qui me prouve que j'y étais. Rencontrer ce chef si renommé, si souvent vu dans les différentes saisons de Top Chef, c'était pour moi (et pour l'amoureux aussi), quelque chose de complètement inespéré, comme un rêve d'enfant inaccessible.
Si on aurait clairement voulu pouvoir lui parler davantage (c'est peut-être notre seul "regret", puisqu'il est arrivé au moment où l'on choisissait les fromages) je suis au moins sûre d'une chose, c'est que les mots qui ont été dits, cette photo, les sourires échangés et la chaleur de cet homme généreux et plein de modestie laisse un souvenir des plus mémorables. C'est une émotion à nulle autre pareille et je suis reconnaissante pour tout ça ; et d'avoir pu offrir, nous offrir, un souvenir que l'on gardera chaudement dans notre coeur et notre mémoire.

Merci Chef. Merci pour ces moments.

Mes dernières lectures #1

Vous parler de lecture, ça fait un moment que j'en ai envie. Mes doigts frémissaient à l'idée de tapoter les touches du clavier afin de vous emmener avec moi dans des univers différents ; de vous faire découvrir des lectures à ne pas manquer ; vous conseiller ou non sur un livre que j'aurais apprécié ou mis de côté.
Ça faisait un bon moment et pourtant aucun article à l'horizon jusqu'à présent ; la raison est toute simple : j'attendais le moment opportun. Il faut savoir que mon rapport à la lecture peut être assez compliqué, puisque j'adore ça, je ne pourrais m'en passer (avant même de savoir lire j'avais des livres dans les menottes...) ; mais j'aime savourer mes lectures, prendre mon temps, lire doucement pour ne pas finir trop vite. Par-dessus tout, j'associe certains types de lectures avec des saisons ou des ambiances précises ; certaines lectures doivent donc attendre LE moment où je les sélectionnerais. Ce n'est donc pas forcément simple de réunir assez de lectures pour vous en parler !

Aujourd'hui, focus sur trois lectures très différentes les unes des autres mais qui ont toutes trouvé leur intérêt et leur chemin, à leur façon !

✧ "Il est grand temps de rallumer les étoiles" - Virginie Grimaldi

Résumé : Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée.
A 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d'y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l'amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Ce que j'en ai pensé :
J'avais envie d'une lecture réconfortante, où l'on s'attache rapidement aux personnages et surtout pleine de bons sentiments. Après être sortie de longues heures à lire la saga Outlander (il faut dire que ce sont de sacrés pavés et que je n'ai pas envie que ça s'arrête !) je cherchais de l'inspiration pour une nouvelle lecture ; différente de l'univers écossais.
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" est une histoire très humaine, où tout le monde ou presque pourra s'identifier. Ce sont des chemins empruntés, des décisions prises qu'on regrette ou qu'on aimerait changées ; puisque chaque choix peut (et a, souvent) un impact sur nos relations, sur nos aspirations.
J'ai aimé que l'on suive l'histoire du point de vue des trois protagonistes, chacune leur tour à chaque changement de chapitre. Les situations sont là, mais perçues différemment selon si elles sont vécues par Chloé, rêveuse en besoin d'amour perpétuel depuis que son père est parti ; par Anna, mère dépassée par les événements mais qui aime ses filles plus que tout au monde ; ou encore Lily, qui est je crois ma préférée des trois, tant elle est attachante dans son originalité et si précoce pour son âge.
J'ai aimé la sensibilité dans la plume de Virginie Grimaldi, que je découvre avec ce roman ; j'admire cette façon qu'elle a de changer de style en fonction de qui elle passe en narration et j'ai aimé ses messages, toujours remplis d'un unique sentiment : l'amour.
Cette histoire, c'est pour moi une véritable fresque de quatre générations de femmes (parce qu'il y a une femme importante en plus de ces trois-là), qui se cherchent, qui affrontent la vie, qui se déchirent, se disputent, s'en veulent ; mais qui s'aiment, profondément, et c'est toujours ce qui l'emporte. Ce roman, ce sont aussi des secrets qui n'attendent que d'être révélés, même s'ils peuvent blesser. C'est aussi un grand courant d'air frais en provenance directe de Scandinavie : on part avec elles avec bonheur et on est déjà tristes lorsque ça s'arrête. Mais si toute bonne chose a une fin, c'est avec bonheur que l'on referme les pages, en se disant que chaque moment est important et qu'il ne dépend que de nous d'y faire attention.
Une ribambelle de sentiments, heureux comme plus tristes, mais qui donne envie de savourer la vie avec encore plus de soin. Cette lecture aura été un coup de coeur et j'ai déjà hâte de découvrir plus encore les écrits de cette auteure.

✧ Les petites distances

Résumé : Max est un homme tellement insignifiant qu'il finit par devenir vraiment invisible. Léo est une femme peureuse qui vit dans ses rêves. Max s'installe chez Léo et observe sa vie.

Ce que j'en ai pensé :
En plus de l'histoire, ce qui m'a motivé à l'achat de cette bande-dessinée ce sont évidemment ses dessins. Poétiques, colorés et pleins de vie, je trouvais le coup de crayon très rêveur tout en étant finalement très proche d'une réalité et d'un quotidien qu'on peut connaitre.

Si j'apprécie de plus en plus lire des romans au format ebook sur ma liseuse (en terme de gain de place, et pour le côté pratique de la chose), pour tout ce qui est bande-dessinée ou autres "beaux livres", je me garde le plaisir du papier et de l'objet-livre. Clairement, cet album est un bel ouvrage, épais et avec des dessins de qualité ; le plaisir de tourner les pages et d'admirer les planches (parfois très grandes) est incomparable. Et moi qui aime prendre mon temps généralement, cette fois j'ai été complètement emportée par la lecture et l'ai terminé d'une traite ! Ceci étant, j'ai quand même savouré le voyage en prenant le temps sur chaque dessin d'apprécier le travail engagé et de me laisser transporter par sa poésie.
Je tenais à souligner par ailleurs le travail incroyable fait sur les couleurs : si elles sont ternes, presque salies au début du récit, elles se retrouvent à un moment complètement transformées, vives, éclatantes et c'est impressionnant de beauté ; à tel point qu'on croirait basculer dans une toute autre oeuvre.
L'histoire quant à elle est magnifiée par le dessin ; transportée par ces coups de crayons, l'histoire est tour à tour langoureuse, torturée, sensible et sensuelle. Cet album a quelque chose d'un peu sexy, notamment avec son héroïne Léo qui sait ce qu'elle veut ; et qu'on aime à suivre même si elle est hantée par ses "hallucinations".
Parce que loin d'être simplement basée sur des tranches de vie, l'histoire amène son lot de fantastique et de surnaturel, choses qu'on ne s'explique pas mais que l'on accepte volontiers en même temps que Max qui se voit disparaître et qui découvre une vie différente, avec ses bons... et moins bons côtés.
Une belle découverte, originale et pleine de saveurs !

✧ Cuisine, tout faire soi-même - Raphaële Vidaling

Résumé : Faire soi-même sa baguette, son fromage, sa bière, c'est possible ? Avec des ingrédients ordinaires et sans matériel particulier ? Du yaourt sans yaourtière ? Du saumon fumé sans fumoir ? Oui. C'est même assez facile. Et économique. Et drôle !
40 recettes. De la moutarde à l'hydromel, en passant par le ketchup, le lait de coco ou les barres de céréales du goûter. Y compris des produits auxquels vous n'auriez peut-être pas pensé, comme le chewing-gum, le kéfir ou les croquettes pour chat.
Du rêve à la réalité, un seul mot d'ordre : YAPLUKA !

Ce que j'en ai pensé :
Si à la base c'est mon chéri qui cherchait ce livre bien précisément, je dois dire m'y être bien intéressée également. Un peu comme pour les bandes-dessinées, j'adore le principe d'avoir des livres de cuisine chez soi ; pouvoir les feuilleter, les annoter, les corner même ou en faire des copies pour les amis. Il y a un côté grimoire qui me plait bien dans les livres de cuisine, même si à présent avec internet on trouve de tout partout et même en vidéo.
Tout faire soi-même, ça peut être bien pratique, économique et plus sain bien souvent. J'aime la démarche de ce livre qui propose de faire bon nombre de choses par soi-même, sans que ce soit mission impossible par manque d'outils spécifiques. Si je n'ai encore rien essayé, il y a plusieurs recettes qui me font de l'oeil (et les photos sont tellement belles qu'on a forcément envie de tester !) ; notamment le ketchup maison ou encore les pâtes à tartiner maison. C'est gourmand, ça donne envie de mettre la main à la pâte et ça a l'air de toute évidence très bon.
Le livre possède également une bonne touche d'humour et de légèreté qui met de bonne humeur ; mon seul regret étant que le livre ne se tienne pas très bien seul, pas très pratique à l'utilisation ! il reste toutefois assez souple, donc j'imagine qu'avec le temps il se tiendra davantage.
Un bon outil pour expérimenter de nouvelles choses !

Voilà ce qui aura rythmé mes jours ces dernières semaines ; de manière générale je constate que je suis dans une période où j'aime tout ce qui est cosy, plein de douceur et sans brusquerie. Assez étonnant sachant qu'on entre (techniquement) dans la période estivale, mais je garde toutes mes habitudes cocooning de l'hiver ; il faut dire que le temps ne s'y prête pas par chez moi ! J'espère vous avoir aiguillé avec ces quelques lectures et vous permettra de faire, à votre tour, de jolies découvertes.

Je vous retrouve très vite dans un prochain article et en attendant, portez-vous bien.

Et toi ? As-tu des lectures à me partager ?