Mon métier, ma passion

"Choisis un travail que tu aimes, et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie." 
Confucius

Commencer l'article par cette citation de Confucius me semblait important, si ce n'est essentiel ! Je vais vous l'expliquer au cours de ce billet, mes choix ont été réellement guidés par une envie forte, une quasi vocation je dirais et je ne me verrais pas travailler autrement que par plaisir et par passion.
L'idée de vous parler en détail de mon métier, de mon parcours et de ce pourquoi j'en suis ici maintenant m'est venue grâce à une lectrice du blog et abonnée sur Twitter (si tu passes par ici Yasmine, coucou et merci à toi !). Si je vous partage nombre de conseils ici, que je mets un point d'honneur à vous aider à vous sentir bien dans votre quotidien, il y a comme souvent un début à cette histoire, un "il était une fois".

Mon but est ici de vous expliquer mon parcours et de vous aider si, vous aussi, vous cherchez votre voie dans le milieu du bien-être ; mais aussi de vous montrer que bien souvent, il est important d'écouter son coeur en dépit des idées reçues ou des "cases" sociales. A votre façon, tout peut être possible, à condition de s'en donner les moyens et de vous accrocher à vos rêves. C'est parti ?

✧ "Il était une fois..."

Le petit chemin qui se profilait devant moi, sans que je le sache réellement à cette époque, a démarré à mes 16 ans, lorsque j'ai quitté les bancs de l'école "classique". Mes années collège ayant été particulièrement difficiles émotionnellement, véritable angoisse au quotidien, j'ai décidé qu'en fin de 3ème, après avoir validé mon brevet, j'arrêterai là pour continuer une formation professionnelle par correspondance. Je ne suis donc pas allée au lycée ; je n'ai, par définition, pas passé mon bac non plus. En ai-je honte ? Plus maintenant.

Mon conseil ici n'est évidemment pas de vous dire de ne pas passer votre bac ou de mettre complètement de côté vos études, loin de là ; simplement de vous faire voir un autre chemin ; que l'intelligence possède de multiples formes, sans forcément se quantifier en nombre de diplômes ; mais aussi et surtout que le bonheur n'a pas de schéma prédéfini ; il est unique et défini par vous.

J'ai donc dans un premier temps suivi un CAP petite enfance via le Centre Européen de Formation, ayant longuement hésité à faire un cursus dans le sanitaire et social. J'avais, déjà à cette époque, envie d'apporter quelque chose aux gens, de les aider, de prendre soin d'eux. Et c'est d'ailleurs ici que va commencer l'épisode "girouette", avant que je finisse par comprendre dans quelle direction je devais aller. 
J'ai été finalement assez déçue de mon CAP petite enfance, n'ayant pas eu l'occasion d'assister réellement la maitresse d'école comme j'en rêvais, j'ai donc finalement arrêté ma formation, ne voulant pas insister puisque je sentais que ce n'était pas fait pour moi. Mais j'ai été têtue cependant, puisque j'ai poursuivi par correspondance (j'avais trouvé mon équilibre), mais cette fois-ci dans un domaine plus médicalisé. C'est ainsi que j'ai bûché de longues heures pour avoir la certification de secrétaire médicale (que, par ailleurs je ne vous conseillerai pas avec le recul, puisque ce n'est pas un diplôme et qu'il n'est reconnu nulle part...). J'ai appris de nombreuses choses et si la perspective de travailler dans un cabinet en tant que secrétaire me plaisait bien, je me suis aperçue (girouette, je vous l'ait dit !) que je n'arriverai pas à tenir dans un milieu médicalisé... l'ayant déjà bien trop côtoyé durant mon enfance / adolescence.
La question était maintenant : que faire ?

✧ A la recherche du bonheur

Parce qu'il y avait bien quelque chose que j'aimais faire plus que tout, sans jamais avoir pensé à en faire mon métier cependant, c'était masser. Dans mon adolescence, c'était quelque chose qui me plaisait de faire, à ma petite soeur ou encore à ma mère ; j'arrivais à dénouer les tensions à l'instinct, simplement en écoutant la personne me dire où elle avait mal et ce que, moi, j'arrivais à sentir sous mes doigts. Je ne saurais exactement vous dire comment a démarré cette facilité à "toucher" l'autre, à le soulager dans ses tensions, mais j'aimais ça et les autres aussi. C'était instinctif, naturel, je ne me forçais pas et au fil du temps quelque chose a fait tilt dans mon esprit : et si j'en faisais ma profession ?
Il faut savoir que le métier de "masseur" seul n'existe pas vraiment ou alors est difficilement reconnu. Si vous êtes vous aussi à la recherche d'une voie vous permettant de prendre soin de l'autre par le toucher, il existe toutes les professions de santé se rattachant à la kinésithérapie, qui appartiennent au corps professionnel des rééducateurs. Ce métier est très riche et passionnant j'en suis certaine, et aide un bon nombre de personnes puisqu'on a tous dans notre vie expérimenté une séance de kiné, que ce soit pour une rééducation lourde ou pour une douleur plus "classique" de dos.
Cependant, si pour vous masser est synonyme de bien-être, de cocooning, que vous avez envie de côtoyer une clientèle très variée, de la conseiller et de partager une bulle "hors du temps" l'espace d'une heure, alors je ne saurais que trop vous conseiller le parcours que j'ai suivi.

J'ai d'abord dû affronter ma crainte du milieu de l'esthétique et de tout ce qu'on associe à cela (on dit souvent que les esthéticiennes font ce métier par dépit et parce qu'elles ne savent "rien faire d'autre" ; que c'est un milieu superficiel et de compétition) ; j'avais peur de ne pas trouver ma place dans cet univers de paillettes et très "fifille" finalement. Ce n'est donc pas sur un coup de tête que j'ai entamé les procédures d'inscription... dans une école réelle, dans un établissement physique, ce genre d'endroits où je n'avais pas mis les pieds depuis quelques années.
Autant vous dire tout de suite que ce n'était pas gagné d'avance ! j'aurais pu, une centaine de fois au moins, rebrousser chemin et choisir la facilité. Pourquoi m'engager dans ce genre d'univers ? Pourquoi, alors même que j'avais fui l'école des années auparavant ? Je crois que c'est aussi ça qu'on appelle une vocation ou le destin peut-être... quoiqu'il en soit, je n'ai pas lâché cette envie et après de longues recherches je me suis inscrite. Après quelques péripéties, un déménagement et des chamboulements de quotidien, je peux vous dire à présent que je ne regretterai jamais ces années ; et qu'en fait, elles ont été les meilleures de ma vie. Joli clin d'oeil de la vie, elles auront aussi été celles où j'ai rencontré l'Amour...

Et ce cursus alors ?

Oui parce que je papote beaucoup, mais concrètement, qu'est-ce que j'ai fait ? Tout simplement, j'ai démarré par un CAP esthétique cosmétique parfumerie, accessible sans conditions de diplôme, en un an (formation accélérée, là où le CAP peut parfois se préparer en deux ans). Dans les différentes formules proposées par l'école d'esthétique où j'étais, j'ai choisi personnellement de suivre le CAP avec une option "bien-être" ; en clair j'avais deux jours complets de préparation au CAP (théorie et pratique) et deux jours consacrés uniquement au bien-être, et notamment aux soins du corps. Que du bonheur !
Comme je vous ait dit plus haut, j'avais de nombreuses craintes, qui se sont toutes envolées dès les premiers jours de formation : j'étais dans mon élément, j'étais là où je devais être. Il faut dire aussi que j'ai été très bien préparée et que l'école où j'étais est rapidement devenue mon second chez-moi. Si bien évidemment le CAP a été quelque peu stressant à préparer, avec beaucoup de connaissances à assimiler en peu de temps, j'ai décroché le diplôme en fin d'année avec comme objectif : re-signer pour une année, consacrée cette fois à une certification de qualification professionnelle (CQP) en SPA praticien. Parce que c'était bien ça mon envie dès le départ, j'aimais les soins corps et je voulais me spécialiser davantage. Et que vous dire de plus juste, si ce n'est que cette seconde année a été encore meilleure que la précédente ?

La passion, toujours et avant tout

Des expériences, depuis, j'en ai eu quelques unes et j'en ressors grandie et marquée. De mes nombreux stages en parfumerie, en SPA, mais aussi par le bénévolat dans un centre de réinsertion, j'ai fini par trouver du travail en suivant, sans trop de difficultés. Si l'aventure s'est à présent arrêtée dans cet institut, le chemin lui, ne s'arrête pas et m'amènera j'en suis sûre vers des horizons radieux ! L'univers du bien-être est en pleine expansion, prendre soin de soi n'est plus tabou, n'est plus considéré comme une perte de temps mais bel et bien comme quelque chose d'indispensable pour sa santé. 
Les métiers de SPA praticien et d'esthéticienne sont motivés par la passion ; par l'envie d'apporter une attention particulière, une écoute, d'être au service de l'autre sans jugement. Je crois que définitivement il faut aimer les gens pour pouvoir faire ce métier, qui sait se montrer exigeant selon la clientèle que l'on a en face de soi. Il faut les aimer et aimer ce que l'on fait, parce qu'à mon sens, c'est le plus beau métier du monde... Parce qu'il n'y a pas plus belle récompense que de voir un sourire illuminer un visage suite à votre soin ; il n'y a pas plus grande satisfaction que de voir un visage détendu et un regard reprendre vie parce que la personne se sent bien et en sécurité sous vos mains.
Pour tout ça, je peux vous dire qu'on ne travaille pas un seul jour de sa vie en vivant ces rencontres...

A toutes celles et ceux qui voudraient se lancer mais n'osent pas, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : écoutez votre instinct et vos envies, ils se trompent rarement. Et même si c'est le cas, même si vous vous trompez, cela ne doit pas être un frein : il faut se tromper pour apprendre et je sais d'expérience que souvent, ce sont ces "erreurs" qui vous amènent à votre destination.

Alors... qu'attendez-vous ?

2 commentaires

  1. Merci pour le récit de ce beau parcours, ça m'a tellement inspirée !
    J'ai toujours aimé le monde de l'esthétique, du bien-être (mais au naturel!) et prendre soin des autres, sans jamais penser en faire mon métier (bien que j'aie quand même envisagé de devenir esthéticienne, à un moment donné).
    Maintenant que mes six longues années pour devenir ingénieur se terminent enfin, je me retrouve complètement perdue. Avec une certitude : je ne veux pas faire ce métier, et les sciences ne m'intéressent plus. Mais alors... que faire ? Je n'arrête pas de cogiter sur mon avenir pro et recherche un maximum de parcours/témoignage pour y voir un peu plus clair, j'ai donc beaucoup apprécié lire ton article ❤

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    1. Oh c’est avec plaisir et je suis tellement contente que mon récit puisse servir comme ça !
      Une chose est certaine pour ma part, si tu ressens que cette voie n’est plus faite pour toi, il faut t’écouter ! Je comprends très bien cette sensation d’être perdue, de ne pas oser se reconvertir car on culpabilise, on pense avoir perdu son temps.... Mais en fait pas du tout :) la vie est parfois bien imprévisible, mais je reste persuadée que nos choix, quels qu’ils soient, nous aident à nous façonner et à se construire notre vision du bonheur.

      Et puis tu prêches une convertie : les métiers du bien-être sont des merveilles d’humanité ❤️ Je te souhaite en tout cas beaucoup de bonheur et d’épanouissement dans ta vie professionnelle ! Je serais curieuse de connaître la suite de tout ça, n’hésite pas à revenir me voir si tu le souhaites :)

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