Histoire éternelle... - Avec Etoilez-moi

N'avez-vous jamais été fasciné(e)s par l'univers qui nous entoure ? Par l'éclat pur des étoiles, par la lune scintillante et par les manifestations du cosmos que l'on peut observer au travers des éclipses, des étoiles filantes ou des comètes ?

Comme vous le savez déjà si vous me suivez, je suis une incorrigible rêveuse. Je n'en ai jamais parlé ici parce que l'occasion ne s'est jamais présentée, mais j'ai eu de nombreuses passions lorsque j'étais petite et adolescente. Avide de connaissance, de comprendre les choses les plus inaccessibles et lointaines, j'ai eu différentes périodes de ma jeunesse où je me focalisais sur un thème ; enchainant les ouvrages et les émissions portant sur ledit sujet. J'ai été pendant longtemps absolument amoureuse de l'Egypte et de ses secrets (j'aime toujours autant cela dit !) ; puis j'ai eu une longue période où j'étais subjuguée par l'Univers et son immensité, apprenant le nom des planètes par coeur ainsi que les différentes manifestations que l'on pouvait observer à l'oeil nu ou presque. J'étais notamment émerveillée par la Lune, par ses phases et ses effets au quotidien ; elle m'apaisait. A tel point que j'étais assez fan de la série de romans "Les filles de la lune"... (oui c'est un peu vieux, mais j'assume !) Je crois qu'on peut dire que j'avais un petit côté obsessionnel aha !

Si les années ont passé et que j'ai petit à petit eu d'autres passions, d'autres aspirations, il n'en reste pas moins que je garde une certaine fascination face au ciel étoilé au-dessus de nos têtes ; qui nous fait nous sentir si petits dans ce vaste univers ; et à la fois si important, comme si les étoiles veillaient sur nous.

Je vous retrouve donc aujourd'hui dans un nouvel article pour vous parler d'étoiles, oui, mais pas n'importe lesquelles. Il y a quelques temps, le site Etoilez-moi.com m'a contacté pour me faire découvrir un concept que je connaissais de nom, que j'avais eu envie d'essayer sans toutefois me lancer... L'occasion était alors toute trouvée pour me lancer dans cette jolie aventure. Merci à eux de me permettre de vous faire découvrir ces jolis cadeaux à offrir ou à se faire offrir !

✧ Etoilez-moi, qu'est-ce que c'est ?

Créée en 1980, Etoilez-moi permet à n'importe qui, via l'ICR (International Celestial Repertory) de choisir un nom afin de l'attribuer à une étoile ; que ce soit le nom de votre enfant, de votre chéri(e), d'un être cher ou d'un mot qui vous tient particulièrement à coeur ; tout est possible. 
Chaque étoile est ainsi baptisée et possède sa propre "carte d'identité", ainsi que toutes les données nécessaires à la localisation de votre étoile. "Etoilez-moi", c'est aussi le gage d'un cadeau original, romantique, touchant et précieux, qui vous fera vous sentir proche de l'être aimé rien qu'en regardant les étoiles...

✧ Des coffrets pour tous les goûts

Comme je vous le disais plus haut, il vous est possible de décider de nommer l'étoile du nom de la personne à qui vous allez faire le cadeau ; mais il est également possible de choisir un tout autre nom qui a de la valeur ou une signification particulière à vos yeux. Mais ce qu'il y a d'intéressant, c'est le thème que vous allez choisir ! Pour la naissance de votre enfant, votre anniversaire de mariage, la fête des mères ou encore en mémoire d'un être cher disparu... Les possibilités sont multiples et nul doute que vous y trouverez votre compte !
J'ai pour ma part, choisi sans hésiter le thème de l'amour (sans surprise, n'est-ce pas ?), avec un mot que mon chéri et moi chérissons. De se dire que cette petite étoile brille au-dessus de nous est vraiment mignon et symbolique je trouve, ça a un petit quelque chose d'éternel, d'important... d'inscrit dans les étoiles.

✧ Mais comment ça marche alors ?

C'est assez simple, une fois que votre choix est fait quant au nom et au thème, il vous suffit de sélectionner un des coffrets proposés ; le premier, en format numérique étant proposé à 24€. Vous pourrez alors, selon les formats, choisir la constellation pour plus de personnalisation ; vous pouvez par exemple choisir la constellation basée sur un signe du zodiaque, ce qui je trouve est très sympa !
En fonction du coffret que vous aurez commandé, vous recevrez le certificat avec le nom, la date choisie (ça aussi très important, je trouve le concept génial puisque vous pouvez choisir tant une date de naissance, qu'une date anniversaire ou toute autre date symbolique) ; ainsi que toutes ses coordonnées, sa localisation dans le ciel avec la constellation. Y est même inclus une petite documentation sur la constellation choisie, avec son histoire et ses spécificités.

✧ Des yeux pleins d'étoiles... et de rêves aussi !

Et qu'en est-il alors de mon étoile ? Qu'en ai-je pensé au final ? Sans faire plus de suspense, que du bien ! Offrir une étoile, quelque chose d'aussi loin de nous et pourtant si "près", je trouve cette attention des plus romantiques et poétiques. J'avoue aimer à la base les cadeaux personnalisables (les photos à imprimer par exemple ou les mugs à personnaliser à son goût). En plus du cadeau en lui-même, c'est le fait d'y avoir passé du temps, avec ses petites mains ou en ayant fait des recherches, que je trouve le plus beau. Et qui n'aime pas voir les yeux de l'autre briller lorsqu'il reçoit un cadeau ? Moi en tout cas, j'adore, et c'est pour cette raison (entre autres bien sûr) que j'aime tant offrir des choses à mes proches. De plus, ce genre de cadeaux a l'avantage d'être complètement mixte au final, ce qui peut bien aider si on est en panne d'inspiration d'un côté ou de l'autre !
Mon seul regret ? Ne pas avoir osé avant d'avoir été contactée par ce site, je pense que le cadeau n'en aurait été que meilleur ! Cette étoile, c'est cette lumière au loin, qui scintille, et veille sur nous, dans sa parfaite tranquillité. Un joli retour à l'Univers qui nous a réuni, en quelque sorte...

Et toi, quel est le cadeau le plus original que tu aies fait ou reçu ?

Cet article contient des liens affiliés vers le site Etoilez-moi. En passant commande grâce à ces liens, vous participez à votre manière au soutien de ce blog, merci à vous ! Sinon, si vous ne le souhaitez pas, il vous suffit simplement de vous rendre sur le site sans utiliser les liens fournis ici. Et quoiqu'il en soit, je vous remercie de tout coeur !

La valeur de l'amitié

Il m'arrive d'avoir des moments de nostalgie. Si dans la plupart des cas, je me concentre le plus possible sur le moment présent, pour en apprécier toutes les saveurs et les souvenirs qui en découleront, il m'arrive parfois d'avoir un regard sur le passé... afin de mieux appréhender mes réactions du moment. De constater mes évolutions, également. Parfois, le retour en arrière me donne un pincement au coeur ; le souvenir des jolies choses qui ne sont plus d'actualité m'attriste, quelque part. Mais très souvent, le rappel à ma mémoire de ces moments appartenant au passé me permet de réaliser ce par quoi je suis passée ; me permet de réaliser toute la chance que j'ai et que je ne peux que chérir, de gratitude mais aussi de peur qu'elle disparaisse.

Petite fille, j'étais de nature très sociable. Calme et posée, mais avec une facilité à se créer des amitiés et à ne jamais être complètement seule. Un peu naïve et très rêveuse, j'avais du mal à voir le mal chez les gens, et je voyais au contraire tout le bien en chacun, préférant sans doute penser que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". En primaire, j'étais l'amie de beaucoup et me moquait bien des chamailleries des cours de récré ; on étaient petits, c'était le bon temps, les disputes étaient sans gravité et duraient rarement bien longtemps.

C'est en prenant de l'âge et en côtoyant le collège que j'ai fini par ne plus aimer ni l'école, ni ceux qui m'entouraient jour après jour, dans ces couloirs. Je garde en effet un très mauvais souvenir de cette période, passant d'illusions en désillusions, d'amis qui n'en étaient finalement pas réellement, de moqueries et humiliations qui me poussaient à chaque récréations à me cacher dans les toilettes pour pleurer.
J'ai alors fini par penser que l'amitié n'était qu'anecdotique ; pas nécessaire à mon épanouissement et qu'au contraire elle n'était qu'une perte de temps et d'énergie pour pas grand-chose. Qu'elle faisait forcément du mal, puisqu'elle n'était que jeux d'égo et de popularité ; que sans elle, j'aurais fait mon petit chemin sans embêter personne et sans être embêtée en retour.
Il faut dire que mon environnement n'était pas propice à penser le contraire. Ces blessures et cette carapace, je les ai gardées un moment.
Si je rêvais du grand Amour, je ne voyais en revanche plus l'intérêt de l'amitié ; j'étais devenue méfiante. J'avais en réalité peur qu'en ouvrant une porte à ce sentiment, j'ouvre également la porte à d'autres choses moins agréables. Je pensais m'en porter mieux sans. En vérité, je me trompais, puisqu'une amie j'en avais une, depuis toujours ou presque et c'était ma petite soeur. Sans elle, ma vie n'aurait sans doute pas été ce qu'elle est aujourd'hui. Ma meilleure amie, ma jumelle à six ans d'intervalle, celle pour qui il suffit d'un regard pour qu'on se comprenne. Cette connexion, cette complicité a toujours énormément compté dans ma vie ; elle a fait de moi celle que je suis aujourd'hui.

Mais elle, c'est ma soeur. On partage le même sang, on a été élevées ensembles ; ça me paraissait alors bien différent d'une amitié créée avec une personne rencontrée au hasard de la vie.

Les rencontres, à différentes périodes de ma vie, auront cependant fait comprendre à mon "moi adolescente" blessée que l'amitié pouvait se manifester tout simplement et qu'elle n'était pas censée faire souffrir. Si je n'avais connu que ça (et que je pensais que c'était ainsi, un schéma classique et avéré), et n'avait du coup pas de points de comparaison, j'ai fini par comprendre ce qu'était la véritable valeur de l'amitié. Saine, celle qui vous veut du bien, bienveillante, compréhensive et complémentaire. Comme l'amour finalement, nous sommes beaucoup à croire que l'amour ne fonctionne que d'une seule façon et qu'il est forcé de souffrir à un moment pour que ça marche. Mais nous les humains aimons bien tout compliquer, n'est-ce pas ?

Je n'aimais pas l'école. En arrivant à l'école d'esthétique où j'ai été formée, je m'attendais à d'énièmes histoires et ragots, partant déjà du principe que je n'étais pas là pour me faire des amies mais bien pour apprendre et faire au mieux pour atteindre mes objectifs.
Vous savez quoi ? Bon sang que j'ai aimé ces années, et qu'est-ce qu'elles me manquent ! C'est là-bas que les masques sont tombés, que les découvertes se sont enchainées et que j'ai pu faire la rencontre d'amitiés qui me sont chères et que je n'échangerais pour rien au monde. J'ai fait la rencontre de jeunes femmes pétillantes, avec leurs histoires bien à elles, leurs envies de voyages ou de mariage. On partageait un quotidien, des espérances, je me surprenais à sourire en les écoutant parler, me disant secrètement que j'avais été bien stupide de leur coller des préjugés avant même d'avoir mis un pied à l'école. A toutes ces filles, belles et talentueuses, à vous toutes qui m'avez appris la valeur de l'amitié, merci.

Si nos chemins se sont tous plus ou moins séparés maintenant, que des amitiés se sont forgées et d'autres amenuisées, je pense souvent à elles et à ce qu'elles deviennent. Je leur souhaite du bonheur et imagine un jour que je les rencontrerais par hasard. Aurons-nous des choses à nous dire ou pas du tout ?
Et puis il y a les nouvelles rencontres, les nouvelles amitiés, celles créées au travail par exemple qui finissent en vraie complicité. Surtout, il y a les amitiés qui durent, durent et qui ne changent jamais.

Le week-end dernier aura accueilli ce type d'amitié. Ce genre d'amitié qui vous met du baume au coeur, qui vous fait prendre conscience des choses importantes et de la chance inespérée de les avoir. L'amitié qui vous apporte ce qui semblait vous manquer, qui vous redonne de la lumière et semble tomber parfaitement au bon moment. Des rires partagés, des souvenirs confiés, des humeurs et bonheurs singuliers.

La valeur de l'amitié, au final, c'est peut-être tout ça à la fois... Etre toujours présent l'un pour l'autre, même à des centaines de kilomètres de distance ; et de constater que rien n'a changé. Au final, je peux vous le dire maintenant : l'amitié m'est nécessaire à mon épanouissement. L'amitié, la vraie, celle qui vous veut du bien. Et d'ailleurs... l'amitié n'a-t-elle pas été pour ma part la première étape à la rencontre du grand Amour ?
Je crois bien que oui.

A vous tous : Merci ♡

S'accepter sans maquillage

Pour beaucoup de personnes, le maquillage est synonyme de plaisir, comme lire un bon livre ou pratiquer une de ses activités préférées. Pour d'autres encore, c'est une réelle passion : être au courant des dernières sorties makeup, des nouvelles tendances, des nouvelles méthodes pour sublimer son teint ou le définir. Apprécier le maquillage en tant que tel est un apprentissage et un renouvellement permanent ; on peut difficilement s'ennuyer avec tout ce qui se fait en ce moment.
Malheureusement, pour un certain nombre, le maquillage peut aussi servir à masquer ses complexes ; c'est le reflet que l'on aimerait voir en se réveillant, le reflet que l'on aimerait voir tout le temps à nos côtés ; le reflet d'une blessure plus profonde que les cicatrices que l'on souhaite dissimuler, car il fait écho à un cruel manque de confiance en soi. C'était en tout cas, pour moi, ce que le maquillage a fini par représenter durant un temps.
Cet article n'a pas pour but d'être moralisateur ou de boycotter le maquillage ou encore pointer du doigt ceux qui en portent : très loin de là. Loin de moi l'idée de me faire juge des goûts de tout un chacun, tout le monde est libre de faire ce que bon lui semble. En revanche, je veux vous partager un bout de mon parcours et vous faire voir que si le maquillage n'a que du bon, c'est dans son utilisation qu'il faut être attentif afin que ça n'en devienne pas néfaste et qu'il n'en devienne pas un masque derrière lequel se cacher de nos peurs.

✧ Le maquillage, du plaisir à la contrainte

En tant qu'esthéticienne à la base et friande de découvertes, j'ai toujours trouvé le maquillage fascinant ; il est incroyable de voir ce que l'on peut faire avec simplement du produit appliqué sur le visage, selon différentes étapes. Affiner un nez, redonner du bombé à des pommettes, allonger les cils, rendre le regard plus profond, des lèvres plus pulpeuses... Hormis le maquillage "classique", il y a aussi tous les types de maquillage artistiques, le body-painting également qui sont souvent très impressionnants et démontrent d'un grand talent et de beaucoup de technique.
J'ai personnellement commencé à m'intéresser au maquillage grâce aux vidéos de Michelle Phan, beauty guru qui a été pendant longtemps ma référence en la matière grâce à ses connaissances et à sa capacité à se transformer en un rien de temps. Le maquillage était pour elle un moyen de révéler la beauté mais aussi et surtout d'exprimer sa créativité et c'est ce que j'adorais avec cette facette du maquillage. J'aimais le maquillage pour l'art qu'il représentait, puisque moi-même je ne me maquillais que très peu et en de très rares occasions. Si mes souvenirs sont exacts, j'ai commencé à porter du crayon et un peu d'anti-cernes (mon plus grand complexe) vers l'âge de 17 ans et parce que je commençais à côtoyer le milieu professionnel de par mes stages. J'ai eu de la chance de ne jamais avoir d'acné, donc je n'ai pas connu ce complexe de vouloir masquer ses boutons à tout prix ; en revanche au fil du temps, j'ai commencé par trouver ma peau trop terne ; à ne plus supporter mes cernes que j'ai depuis (presque) toujours ; de ne pas aimer mes cils naturellement plats ; et à finalement ne plus m'aimer au naturel, regrettant le moment où je passais à l'étape du démaquillage.

Moi qui me trouvait moche et sans intérêt au naturel, avec mes cernes et mon teint terne, je me redécouvrais une fois passée par le maquillage. J'étais plus femme, plus confiante, prête à affronter le monde extérieur. Pour ce regain de confiance, le maquillage est une bonne thérapie à mon sens, puisqu'il aide à mieux se connaitre, à mieux appréhender les traits de son visage ; mais lorsqu'il devient indispensable au quotidien, jusqu'à s'en sentir mal sans, alors c'est qu'il y a un problème quelque part. Même lorsque le maquillage a commencé à être présent du tout début du réveil (même avant le petit déjeuner) jusque juste avant d'aller me coucher, je n'ai pas saisi que tout ça n'était pas très sain.

✧ Chemin vers l'acceptation

Je crois que le plus efficace pour me diriger sur ce chemin auront été mes années à l'école d'esthétique. Fraichement arrivée avec mon maquillage, vernis au bout des ongles, la première étape que j'ai dû franchir fut de tout enlever ; en effet, j'allais masser, donc interdiction de porter du vernis et d'avoir les ongles longs sous peine de griffer son modèle. En rentrant chez moi en sachant cela, je me suis sentie étonnamment mal : comme si on me retirait une partie de moi-même. Passée l'émotion, je me suis trouvée ridicule... est-ce que je n'étais définie que par mes ongles longs et mon vernis bien appliqué ? Etais-je devenue superficielle sans m'en être rendue compte ? Sans plus y réfléchir, j'ai passé un morceau de la soirée à retirer consciencieusement mon si joli vernis et à raccourcir mes ongles proprement. Mes mains n'avaient clairement plus la même apparence... mais elles étaient comme ça, au naturel. Je ne les reconnaissais pourtant pas. Cela faisait depuis si longtemps que mes ongles n'avaient pas été à nu comme ça que je les redécouvrais complètement.

Puis le temps a passé et sans que je m'en aperçoive, le malaise avait disparu. Ces ongles que je cachais sous ce vernis parce que je n'aimais pas mes mains, se sont sentis bien mieux sans rien. J'avais découvert qu'à force de maquillage et de démaquillage, ils étaient devenus cassants, se dédoublaient, avaient jauni.... à l'heure actuelle, ça fait bien longtemps que je n'en ai plus remis et ils ne se sont jamais aussi bien porté.
Pour ce qui est du maquillage porté sur le visage à présent, mes années d'études m'auront permis de mieux comprendre mon image ; de mieux me maquiller également. Parce que si j'en utilisais avant d'intégrer l'école, il n'était en fait pas très joli, puisque je ne soulignais pas mon regard mais l'alourdissait à grands coups de liner. Je me suis mieux maquillée, me mettant mieux en valeur ; et paradoxalement à force d'arriver en cours sans aucun maquillage pour laisser le tableau "vierge" pour la praticienne, ou encore parce que je savais que le maquillage que je portais aller disparaitre après une matinée à me faire masser... et surtout en côtoyant toutes ces filles, si belles au naturel, j'ai fini par envisager que ça pouvait être tout à fait acceptable que je sorte, moi aussi, sans maquillage.

✧ Savoir faire la différence entre envie et besoin

Si je vous raconte tout cela, ce n'est pas pour vous inciter à ne plus vous maquiller du tout, en reléguant le maquillage en place de "cache-misère". Ce n'est également pas un chemin que tout le monde prendra, et certainement pas de la même manière non plus. En revanche, à travers mon petit parcours à moi, j'aimerais vous faire réaliser la différence qu'il peut y avoir entre avoir envie de se faire belle, l'envie de se pomponner pour soi ou pour les autres ; et celle d'en avoir besoin parce qu'on ne sait pas comment faire sans, jusqu'à en ressentir un mal-être.

A aucun moment, le maquillage devrait être un moyen de camoufler ce que nous sommes. Il doit pouvoir sublimer, parfaire, il est dans la plupart des cas aussi un coup de boost pour le moral ; ce qui est bien normal. Mais pour être au mieux dans ses baskets et mettre de côté ses complexes, il est bon à mon sens de se sentir jolie, sans avoir l'impression d'être "illégitime" ou "anormale" sous prétexte que l'on ne porte pas de maquillage. Si vous vous sentez belle avec du maquillage, pourquoi ne ressentiriez-vous pas la même chose sans ? C'est votre visage, c'est le même sous cet apparat, il n'est pas plus étranger sans lui. 

Le maquillage a de formidables capacités ; j'aime m'amuser avec les textures et les couleurs. C'est joli, ludique et flatteur ; mais il ne doit pas pour autant me faire oublier celle que je suis sans tout cela. Oui, j'ai des cernes, mais ce n'est pas la mort n'est-ce pas ? Mes cils ne sont certes pas aussi recourbés que lorsqu'ils ont du mascara, mais ils sont ainsi et ils ne s'en portent pas mal pour autant. Ma peau n'est pas aussi radieuse que lorsqu'elle est maquillée, qu'à cela ne tienne : c'est mon sourire qui s'en chargera pour elle.
On a tous des petits ou grands complexes ; mais on a aussi tous des petites choses qui font la différence. Que ce soient nos yeux pétillants ou notre sourire, nos petites manies ou notre rire... Il suffit de les voir et d'apprendre à avoir confiance en soi.

Et vous verrez que vous vous sentirez bien mieux lorsque vous déciderez de vous maquiller par envie et non parce que vous vous y obligez. Et quoiqu'il en soit...
N'oubliez pas que vous êtes belles.

*N.B : si vous êtes un peu attentif, vous remarquerez que sur certains articles où j'apparais, je ne porte effectivement pas de maquillage... et c'est une de mes plus grandes fiertés !

(Séries / Animes) Your Lie in April

A l'heure où je vous rédige cet article, je viens tout juste de déconnecter Netflix de la télévision, en larmes, émue et le coeur gonflé de sentiments lumineux et pleins d'optimisme... à la manière de l'anime dont je vais vous parler aujourd'hui. C'est donc un article un peu spécial puisque je ne vais pas vous parler de beauté ou de bien-être, mais bel et bien d'une "série", qui entre tout à fait dans mes coups de coeur lifestyle !
Si je suis une très grande consommatrice de séries américaines et anglaises (et que je n'arriverai, je pense, jamais à les terminer en totalité... !), il y a bien une autre chose dont je raffole et avec laquelle j'avais raccroché il y a quelques années : les animes japonais. Mon amour pour le Japon oblige, et mes origines remontant à la surface, je suis toujours éblouie face à la poésie dont font preuve les studios japonais dans leur films d'animation ; ils ont un talent fou pour transmettre des émotions pures, sans artifices et pour vous faire vous poser les bonnes questions. Les thématiques générales des oeuvres japonaises sont très souvent empreintes d'amour, de respect, d'accomplissement de soi et d'optimisme même dans les moments les plus sombres. L'art à la japonaise sait tirer part des travers et erreurs de la société pour en faire des sujets forts et frappants de vérité et de justesse.

L'anime dont je vais vous parler aujourd'hui regroupe finalement deux de mes amours : la magie japonaise et la musique classique.

✧ Your lie in April, en quelques mots

"Your lie in April" ou bien "Shigatsu wa kimi no uso" en VO (littéralement "ton mensonge en avril" comme la traduction anglaise) est un manga écrit et dessiné par Naoshi Arakawa. Il se retrouve adapté en série d'animation par le studio A.1 pictures, diffusé en fin d'année 2014 au Japon. Depuis juillet 2016, le manga est disponible dans son intégralité sur la plateforme Netflix.
Your lie in April raconte l'histoire d'un jeune garçon de 14 ans, Arima Kosei, pianiste de renom depuis sa plus tendre enfance, véritable "métronome humain" qui n'a jamais raté une compétition, excellant dans l'art de reproduire les partitions à la perfection. Seulement, suite à la disparition de sa mère, Kosei abandonne totalement le piano, abandonnant ainsi tous ses rêves de pouvoir jouer un jour à l'international. Deux ans après ce drame, Kosei fait une rencontre qui va chambouler ses habitudes et sa vie en la personne de Miyazono Kaori...

✧ De la poésie sur fond de musique classique

Lorsque j'ai découvert ce manga, il y a quelques points qui m'ont fait accroché rapidement, et m'ont fait comprendre que je ne lâcherai pas tant que je ne l'aurais pas terminé. Premièrement, Your Lie in April est de toute beauté visuellement parlant. Les couleurs sont éclatantes, rayonnantes, les dessins sont fins et les animations fluides et réalistes. Tout dans les graphismes est rayonnant de nuances, de dégradés, de lumière et de contraste... Si vous connaissez un peu les travaux de Makoto Shinkai (5 centimètres par seconde, Voyage vers Agartha...), cet anime m'y fait beaucoup penser dans ses jeux de lumière. Définitivement, c'est beau et incroyablement plaisant à regarder ! Si les yeux se perdent vite dans la contemplation des nombreux tableaux que l'anime nous propose, ce n'est pas le seul sens à être constamment sollicité. La musique, pilier de l'histoire, vient accompagner les dessins, chaleureux comme une douce soirée de printemps.
Véritable ode à la musique classique, on y retrouve notamment les interprétations de Chopin ou encore de Beethoven ; avec au piano des compositeurs qui savent y faire et sont bluffants de talent ! Le pianiste qui joue le personnage de Kosei est, pour ma part, celui que je préfère, tant son jeu est sensible et pleins de nuances.
La sensibilité justement, parlons-en. Là où "Your lie in April" est le plus fort, le plus touchant, c'est dans son interprétation de chacune des partitions, nous poussant à vivre à fond les envolées lyriques, comme si nous y étions. On le vit, on ressent les émotions des personnages à travers leur instrument, que ce soit piano ou violon, puisque c'est précisément dans ces moments que les protagonistes se révèlent le plus. Associées aux voix-off représentant leurs pensées et émotions les plus profondes, on se laisse très vite submerger par ce déluge de sentiments et de questionnements que l'on peut tous se poser. Si j'ai pu noter quelques fois une présence un peu trop appuyée de ces fameuses voix (couvrant même parfois le jeu musical), en règle générale elles ne gênent pas et contribuent même à donner du rythme et plus de vie que si l'on restait simplement à écouter le musicien.

✧ Le coeur a ses raisons...

Si bien sûr, Your Lie in April est très centré sur son aspect musical, il n'en reste pas moins accessible aux plus néophytes et en fera même découvrir (et aimer ?) la musique classique à ceux qui pensent ne pas y être réceptif. Toutefois, cet anime n'est pas que ça, n'est pas seulement ça.
Shigatsu wa kimi no uso, c'est aussi et surtout des personnages qui paraissent clichés au départ (le jeune homme renfermé sur lui-même et qui va reprendre goût à la vie grâce à une jeune fille pétillante et excentrique), mais qui ne le sont en fait pas du tout. Pour un shôjô, les personnages finissent à un moment par sortir des "codes" que ce style impose ; ils finissent tous par évoluer d'une manière à laquelle on ne s'attendait pas du tout. Ces personnages sont criants de vérité, sensibles, avec leurs émotions qui parleront à beaucoup, leurs remises en questions, leurs douleurs et leur tendresse. L'anime mêle situations réelles (pas de schémas manichéens comme on pourrait le voir ailleurs), personnages bien plus complexes qu'il n'y paraît, le tout enveloppé d'une poésie toute en délicatesse ; c'est à mon sens une expérience émotionnelle assez unique et surtout, authentique. Cet anime nous prouve que le shôjô est souvent bien plus profond que ce que l'on croit...
Clairement, Your Lie in April est une véritable pépite, un petit bijou à découvrir les yeux fermés (mais pas trop quand même) et l'esprit grand ouvert. Le charme qui s'en dégage est incomparable, le talent des musiciens vraiment présent et impressionnant. Si cet anime commet bien évidemment quelques petites erreurs d'interprétation ou de rebondissements scénaristiques un poil prévisibles, les messages d'amour, de courage, de tendresse et les sujets parfois douloureux, font de ce manga un tableau magnifique tant visuellement que dans son histoire. 

Il vous donne envie d'aimer vos proches encore plus intensément, de réaliser vos projets, de vivre chaque instants et de vous rendre compte de la valeur d'un moment ; car la vie est souvent bien trop courte.